L’école est aujourd’hui accusée de tous les maux et traverse une crise sans précédent
Tout d’abord, on lui reproche de ne pas être assez ouverte sur l’extérieur et sur la société. Concrètement l’école est critiquée pour ne pas préparer les jeunes à l’exercice d’un métier. Les savoirs qu’elle dispense seraient trop théoriques. Pour beaucoup, la finalité première d’un système scolaire doit être de préparer à l’emploi. Or, la persistance d’un taux de chômage relativement élevé montre qu’elle ne joue pas son rôle. Pour ses détracteurs, l’école doit s’ouvrir sur le monde du travail
Par ailleurs, l’école et ses figures représentatives, c'est-à-dire le professeur et l’instituteur, ont largement perdu leur légitimité d’antan. Anciennement pourvoyeur de certitude et tenu en estime, le professeur n’est plus respecté, ni par la société, ni à plus forte raison par ses élèves.
De plus, l’école ne peut définitivement plus être comparée à un sanctuaire dans la mesure où la violence y est de plus en plus présente, soit entre les élèves, soit carrément contre le professeur, sans parler des problèmes de drogue.
En outre, la crise de l’école semble également résulter de la massification de l’enseignement. L’accroissement sensible du nombre d’élèves a introduit les problèmes de société dans l’école.
Enfin, la culture scolaire reposant sur la lecture et l’écriture subit de plein fouet la concurrence de l’image, c’est-à-dire de la télévision et des ordinateurs, objets beaucoup plus ludiques que le livre et qui focalisent l’attention des enfants. Beaucoup leur attribuent la responsabilité de la baisse du niveau scolaire. L’image détrône la lecture qui ne fait plus recette.
Bref, on sent qu’il y a un malaise au sein de l’école. Cependant, il est important de relativiser. On prétend que la crise de l’emploi est due à un déséquilibre entre les qualifications des jeunes via la formation initiale et les emplois disponibles. Rien n’est moins sûr. En outre, cette institution est en train de se professionnaliser progressivement à la fois dans le secondaire et dans le supérieur. Elle s’adapte ainsi aux contraintes du marché du travail. « L’école se transforme, mais est-ce seulement un rôle ? » s’insurgent les détracteurs de cette transformation. Non, pour eux, elle ne doit pas avoir pour finalité première la formation à l’emploi. Elle doit, au contraire, se recentrer sur ses missions traditionnelles qui sont un savoir de base élémentaire.
L’école est donc confrontée à un dilemme : s’ouvrir ou se fermer ? Pour survivre, il semble en tout cas que cette institution n’ait d’autres choix que s’adapter à l’évolution rapide de notre société tout en conservant ses grandes missions traditionnelles.
Mathieu Guy-Grand, In Culture Générale.
- a- Quel est le problème posé dans le texte ?
b- Relevez du texte trois expressions employées pour exprimer ce problème.
- « L’école est critiquée. »
Quels sont les arguments avancés à cet effet ?
- « Pour les détracteurs, l’école doit s’ouvrir sur le monde du travail. »
« …mais est-ce seulement un rôle ? » s’insurgent les détracteurs de cette transformation
Dites avec précision, qui est désigné par le mot souligné dans chacune de ces deux phrases.
- a- A quoi l’école était-elle assimilée ?
b- A quoi est dû le changement ?
- Relevez dans le texte quatre termes ou expressions qui renvoient à « l’école ».
- Quelle solution propose l’auteur pour que l’école puisse assurer efficacement son rôle à l’avenir ?
- Réécrivez cette phrase de manière à obtenir une phrase affirmative de même sens.
« Pour survivre, il semble que cette institution n’ait d’autres choix que s’adapter à l’évolution rapide de notre société.
- « On prétend que la crise de l’emploi est due à un déséquilibre entre les qualifications des jeunes. »
Réécrivez cette phrase en remplaçant l’expression soulignée par celle qui convient : il est vrai que / selon que/ c’est pour cela que/soi-disant.
- Quelle est la visée communicative de l’auteur ?
- Proposez un titre au texte.
Faites le compte rendu objectif du texte
- a- Le problème posé dans le texte est : la crise de l’école : s’ouvrir ou se fermer ? (1)
b- Les trois expressions employées pour exprimer ce problème : accusée de tous- une crise sans précédent- on lui reproche- l’école est critiquée- la crise de l’école- un malaise au sein de l’école- confrontée à un dilemme. (0.75)
- « L’école est critiquée. »
Les arguments avancés à cet effet sont : (1.25)
- savoir trop théorique
- l’école et ses figures ont largement perdu leur légitimité
- l’école ne peut plus être comparée à un sanctuaire
- massification de l’enseignement
- la culture scolaire subit la concurrence de l’image
- « Pour les détracteurs, l’école doit s’ouvrir sur le monde du travail. » => ceux qui critiquent l’école actuelle classique (0.5)
« …mais est-ce seulement un rôle ? » s’insurgent les détracteurs de cette transformation => les défenseurs de l’école classique (contre le changement) (0.5)
- a- L’école était assimilée à un sanctuaire (0.5)
b- Le changement est dû à la violence qui y est de plus en plus fréquente, à la drogue.(1)
- Quatre termes ou expressions qui renvoient à « l’école » : instituteur- élève- enseignant- système scolaire- culture scolaire- écriture- livre- niveau scolaire- savoir- professeur (2)
- « Pour survivre, il semble que cette institution a pour seul choix (doit impérativement/ doit obligatoirement/ doit absolument) que s’adapter à l’évolution rapide de notre société. » (1)
- « La crise de l’emploi est soi-disant due à un déséquilibre entre les qualifications des jeunes. » (0.5)
- La visée communicative de l’auteur est d’éclairer, convaincre et pousser à réfléchir sur le rôle que doit avoir l’école/ exposer la problématique entre partisans et détracteurs de l’école actuelle (classique) (1)
- Un titre au texte : (1)
- Quelle école ?
- Que doit offrir l’école ?
- L’école : s’ouvrir ou se fermer ?
Le compte rendu objectif
Dans ce texte, extrait de « Culture Générale », l’auteur Mathieu Guy-Grand parle de la crise que traverse l’école, à savoir s’ouvrir ou se fermer en exposant la polémique entre les défenseurs et les détracteurs de l’école actuelle.
Guy-Grand commence par présenter les arguments de ceux qui critiquent l’école classique qu’ils estiment pas assez ouverte sur l’extérieur, étant donné que les savoirs dispensés sont trop théoriques, sans oublier la massification de l’enseignement et ses conséquences, ainsi que la concurrence de l’audiovisuel. L’auteur rapporte ensuite l’avis de ceux qui refusent que l’école se transforme en rappelant que le rôle élémentaire de l’école est de transmettre le savoir de base.
A la fin du texte, il fait part de son avis, à savoir que l’école doit s’adapter à l’évolution sociale pour assurer efficacement son rôle sans s’éloigner de ses missions traditionnelles.




