Technique du compte rendu objectif / critique
Deux sujets vous seront proposés, vous aurez à choisir l’un deux, celui qui vous convient le mieux.
Il s’agit de produire un énoncé dans lequel vous rendez compte de l’essentiel du texte qui vous a été proposé (texte support en compréhension) en mettant en relief l’idée principale et toutes les idées qui s’y rapportent.
L’énoncé que vous produirez, reconstituera la structure logique de la pensée de l’auteur sans suivre systématiquement l’ordre des idées : un résumé.
- Présenter le texte : titre, auteur, ouvrage, édition, année de publication
- Mettre en relief l’idée générale
- Utiliser les formules : l’auteur affirme que, dit que, déclare que, explique que selon l’auteur, d’après l’auteur, etc.
- Utiliser la 3ieme personne du singulier (il ou elle)
- Ne pas recopier le texte mais reformuler brièvement (en plus court) et fidèlement l’essentiel du texte
- Lorsqu’on résume, on va à l’essentiel :
- Tout détail qui n’apporte pas une information doit être supprimé
- Abandonner les détails secondaires : c’est supprimer les dialogues, les commentaires, les exemples et les descriptions accessoires
Le compte rendu objectif comporte deux parties (deux paragraphes : le premier paragraphe c’est l’introduction, le deuxième paragraphe c’est le résumé).
- La première partie : c’est l’introduction pour présenter le texte, le titre, l’auteur, l’ouvrage, le thème et la visée de l'auteur.
- La deuxième partie : c’est le résumé du texte à la troisième personne du singulier.
Ce texte historique, argumentatif, exhortatif (en donner le modele) intitulé (écrire le titre) est écrit par (écrire le nom de l’auteur ou du journaliste) dans (écrire le nom du livre aux éditions en l’année de publication (voir au bas du texte). Il nous informe/explique (préciser le thème), dans le but de (préciser la visée de l'auteur).
Enchainer avec le résumé en reprenant l’essentiel et en faisant apparaitre l’énonciateur et ses intentions (explique, dénonce, rend hommage etc...).
Les Moudjahidine
Un hymne national était nécessaire pour galvaniser les militants. Celui d’avant 1954 pratiquement celui du parti nationaliste d’avant-garde, le PPA, comportant le nom de Messali, n’était plus de mise. Ben Khedda chargea Rebbah Lakhdar de trouver un auteur possible, en l’occurrence l’ancien militant nationaliste. Le poète Mfdi Zakaria. Rebbah fit la proposition à ce dernier qui accepta et, quelques jours après, l’hymne était prêt et enregistré. Il fut mis en musique la première fois par un violoniste tunisien et chanté par des comédiens du théâtre d’Alger. Il fut même gravé dans les locaux de la radio d’Alger à la barbe du parachutiste qui gardait l’entrée de service Rabbah chargea des coureurs de Mouloudia qui devaient participer à une manifestation sportive de transmettre les bandes enregistrées à Tunis. Il sera chanté par tous les patriotes les djounouds de l’ALN, les détenus des prisons et des camps et les militants au cours de leurs manifestations. C’est l’hymne de la nation renaissante.
Le moudjahid est favorisé par sa connaissance du terrain et sa robustesse naturelle ; à la marche il surclasse le fantassin Français, des sections de l’ALN arrive à parcourir de nuit 10 à 20 kilomètres. Le moudjahid supporte la faim et la soif et peut se contenter d’un morceau de galette. Le rural, surtout, en a l’habitude. L’essentiel dans la guerre révolutionnaire que mène le moudjahid est de porter des coups à l’ennemi, mais aussi d’échapper à sa surveillance et ne pas affronter avec de faibles moyens les forces et les armements puissants qu’il déploie. Le plus dur est la guerre qui lui est menée par l’hélicoptère, l’Alouette spécialisée dans la liaison et l’observation, l’envoi en quelques minutes des renforts sur les sommets les plus inaccessibles. C’est dans le djebel, là ou règne le moudjahid, que le combat est le plus âpre, le plus héroïque, là ou les affrontements sont les plus égaux, un homme face à un homme.
Devant un ennemi le plus souvent invisible, l’armée française en arrive à considérer tout algérien comme un moudjahid. Ainsi se venge-elle sur les populations des mechtas, brûle des gourbis, abat le bétail ou le vole n’hésite pas à mitrailler les suspects et les fuyards.
Mahfoud KADDACHE « Et l’Algérie se libéra » éditions du seuil 2000
Ce texte historique intitulé «Les moudjahidine » est écrit par l’historien Mahfoud Kaddache, historien Algérien, dans l’ouvrage « et l’Algérie se libéra » aux éditions du seuil, en 2000. Il nous explique le renforcement du nationalisme par la création de l’hymne national dans le but de nous informer et de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la lutte de libération nationale.
Cet historien affirme que l’hymne national d’avant 1954 était jugé inefficace alors un nouveau a été crée puis diffusé par la radio puis chanté. Il dit que cet hymne fut d’abord chanté par les comédiens du théâtre puis les moudjahidines, les prisonniers et les manifestants. Mahfoud Kaddache nous explique comment ce champ patriotique a renforcé le nationalisme et a aidé les moudjahidine à résister aux conditions les plus dures dans les montagnes en dépit de l’ennemi qui se vengeait sur les populations.
Le compte rendu objectif et le compte rendu critique ont la même structure à la différence que ce dernier comporte dans la conclusion une partie commentative c'est-à-dire un jugement un commentaire prenant en charge l’effet produit par l’événement ou les faits rapportés.
L’hymne national est un hommage à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont contribué à la lutte de libération nationale. De même qu’il véhicule un message à savoir que le patriotisme est une valeur fondamentale.
Cette production écrite se fera à partir d’un sujet proposé. C’est pour cela qu’il faut suivre cette démarche :
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Lire plusieurs fois et avec attention le sujet proposé et repérer les termes qui permettent d’identifier le thème et le type de texte à produire
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Ecrire au brouillon les termes de votre connaissance relatifs au champ lexical du thème en question
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Ecrire les caractéristiques ou outils de la langue utilisés dans ce type de texte
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Rédiger au brouillon en respectant le plan élaboré
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Relire pour vérifier que vous avez réinvesti les caractéristiques et corriger les fautes
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Recopier proprement en veillant à la cohérence textuelle, à l’orthographe, à l’emploi des articulateurs, au choix des temps et des indicateurs temporels et au découpage en paragraphes
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Modèles de productions écrites libres en rapport avec le texte historique
Parlez des exploits d’un héros de la révolution algérienne.
DIDOUCHE MOURAD
La révolution Algérienne a été menée par plusieurs personnalités historiques qui étaient de glorieux chefs de la résistance du peuple algérien à la colonisation.
Une figure emblématique de cette guerre est le héros Didouche Mourad qui a milité très jeune au sein du parti du peuple Algérien (PPA) en 1943, il fut ensuite militant au M.T.L.D, en 1948.
Très actif, il devient vite responsable du constantinois. En 1952, on l’envoya en France où il assuma la fonction de responsable adjoint de l’O.S. Il y accomplit un travail d’orientation et d’organisation. Fin 1953 début 1954, Didouche Mourad préconisa l’action armée jusqu’à l’indépendance du Pays. Il a aussi participé à la rédaction de la proclamation du 1er Novembre 1954. Grâce à son grand stratège et à son esprit de sacrifice il avait l’estime et le respect de ses compatriotes.
Il fut le premier chef de zone à tomber au champ de bataille en 1955 à l’âge de 27 ans.
Rédigez un texte dans lequel vous relatez un événement historique célébré chaque année, en Algérie.
LE 05 JUILLET 1962.
Après 132 ans de colonialisme et d’occupation française. L’Algérie célèbre un événement historique : c’est le jour de l’indépendance, le 5 juillet 1962.
Sous la domination coloniale le peuple a vécu dans une grande soumission sans oublier l’exploitation, l’ignorance et la ségrégation. Le voilà après tant de souffrances et de sacrifices, notre peuple qui fête avec dignité et orgueil, son auto détermination. A travers tout le pays, les habitants manifestent leur liesse. C’est l’euphorie, on brandit les drapeaux aux couleurs nationales. Un flot humain traverse les avenues en chantant des airs patriotiques. Les femmes poussent des Youyou pour exprimer leur joie. C’est le jour de la grande fraternité : on s’embrasse, on se congratule. De toutes parts jaillissent des feux d’artifices.
Aujourd’hui, l’Algérie célèbre fièrement son indépendance qu’elle a payée par le sang et les sacrifices de plusieurs martyres.
A l’occasion de la célébration d’une fête nationale vous avez suivi à la télévision le récit d’un militant nationaliste. Rapportez son témoignage.
LE TEMOIGNAGE D’UN ANCIEN MOUDJAHID
A l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie la télévision algérienne diffuse quelques témoignages de certains combattants. L’un d’eux explique ce qui l’incita à rejoindre le maquis.
Il a rappelé le comportement ignoble de l’occupant à l’égard des citoyens Algériens. Il dit se souvenir que les familles étaient harcelées quotidiennement par la police et les militaires français qui faisaient des descentes presque chaque soir, puis ils embarquaient des citoyens et des citoyennes soupçonnés d’être des militants du FLN. Il soupira et dit « enfants nous étions traumatisés par ces scènes où les militaires fracassaient les portes, instauraient l’horreur et l’émoi au sein de la famille et repartaient toujours avec un parent ou un voisin dans la Jeep ».
Il expliqua comment l’occupant avait détruit les moyens d’existence des Algériens. Il précisa qu’il avait séquestré tous les biens de toute nature collectifs et individuels et exproprié de leurs terres les familles et tous ceux qui ont pris part à la révolte. Il termina son témoignage par ces propos : « La guerre coloniale fut une guerre sans merci, inexpiable, sans loi menée contre des Algériens par des officiers et des soldats qui n’avaient rien compris au caractère sacré de la résistance à l’envahisseur ».
En vous référant à ce que vous savez sur la guerre d’Algérie, relatez quelques uns des faits douloureux vécus par le peuple algérien durant cette guerre.
Durant les sept années de guerre, le peuple algérien a beaucoup souffert . En effet l’armée française perpétra de nombreuses exactions, violant les conventions de Genève.
L’armée française pratiquait ainsi la politique de la terre brûlée. Des centaines d’hectares de culture furent réduites en cendres. Des hameaux entiers furent détruits ou incendiés. Des centaines de pauvres paysans voyaient leur moyen de subsistance partir en fumée. Des populations entières étaient affamées et sans abri.
Par ailleurs la torture était pratiquée de manière presque systématique par certains bourreaux français comme Massu et Bigeard. D’ailleurs certains historiens parlent même de crimes de guerre car pour mater la résistance on employait des moyens abjects.
La guerre d’Algérie fut, sans conteste, l’une des guerres de révolution la plus atroce, la plus sale et la plus meurtrière.





