iMadrassa

Séquence 3 : Insérer un portrait ou un autoportrait dans un récit de vie

I Lecture et compréhension du texte

     Madame Thénardier touchait à la quarantaine. Elle était grande, rouge, grasse charnue, carrée, énorme et agile. Elle faisait tout dans le logis, les lits, les chambres, la lessive, la cuisine... Elle avait pour tout domestique Cosette, une souris au service d’un éléphant. Tout tremblait au son de sa voix, les vitres, les meubles et les gens. Son large visage, criblé de taches de rousseur, avait l’aspect d’une écumoire. Elle jurait splendidement, elle se vantait de casser une noix d’un coup de poing. Quand on l’entendait parler, on disait : c’est un gendarme, quand on la voyait manier Cosette, on disait : c’est un bourreau.

 

V. Hugo, Les Misérables.

 

Qui est le personnage décrit ?   

Madame Thénardier.

  1. Observe la 2ème phrase du texte, à quelle classe grammaticale appartiennent les termes qui se succèdent  après le verbe ? 
  2. D’après toi, pourquoi l’auteur a-t-il employé cette accumulation (énumération) ?

Choisis une des propositions

  • pour représenter fidèlement le personnage.
  • pour exagérer la description.
  1. Ce sont des adjectifs qualificatifs.
  2. pour exagérer la description.   

 Cette description rend-elle le personnage sympathique ou antipathique ?

 Cette description rend le personnage antipathique.

Dans la dernière phrase, le mot « bourreau » résume ce qui est dit précédemment. Relève un autre mot ayant le même rôle (de résumer).   

un autre mot ayant le même rôle est : gendarme 

  1. Complète le tableau ci-dessous, à partir de la phrase soulignée dans le texte.
Le comparé L’outil de comparaison L’élément commun Le comparant
       
  1. Quel procédé d’écriture, l’auteur a-t-il employé dans cette phrase ?
  2. Réécris la même phrase avec tes propres mots, tout en gardant la même idée.  
  1.  
    Le comparé L’outil de comparaison L’élément commun Le comparant
    Son large visage avait l’aspect criblé d’une écumoire
  2. Le procédé d’écriture est : La comparaison.
  3. Son large visage, criblé de taches de rousseur, ressemblait à une écumoire.

Observe la phrase mise en gras.

  1. Qui est comparé à une souris ? 
  2. Qui est comparé à un éléphant ?  
  3. Quel autre procédé d’écriture est employé dans cette phrase ?
  1. Cosette.
  2. Madame Thénardier.
  3. Ce procédé d’écriture est appelé la métaphore.
II Vocabulaire
Lexique du portrait / Comparaison et métaphore
  • L’emploi d’un vocabulaire précis donne une représentation fidèle, authentique au portrait.
  • La  comparaison et la métaphore enrichissent le portrait et l’étoffent.

 

Dans les textes suivants, souligne d’un trait les expressions qui décrivent les traits physiques des personnages, et colorie celles qui décrivent leur caractère.

 

Texte 1 :

C’est le docteur. Il est roux de poils et bleu d’œil. Son sourcil gauche, exagérément long et crochu, monte sur son front comme une petite corne. Ses larges mains poilues sont couvertes de taches de rousseur.

Jean Giono, Colline.

 

Texte 2 :

La tante Mélina était une très vieille et très méchante femme, qui avait une bouche sans dents, et un menton plein de barbe. Quand les petites allaient la voir dans son village, elle ne se lassait pas de les embrasser, ce qui n’était pas très agréable, à cause de la barbe …

Marcel Aymé, Les Contes rouges du chat perché.

Texte 1 :

C’est le docteur. Il est roux de poils et bleu d’œil. Son sourcil gauche, exagérément long et crochu, monte sur son front comme une petite corne. Ses larges mains poilues sont couvertes de taches de rousseur.

Jean Giono, Colline.

Texte 2 :

La tante Mélina était une très vieille et très méchante femme, qui avait une bouche sans dents, et un menton plein de barbe. Quand les petites allaient la voir dans son village, elle ne se lassait pas de les embrasser, ce qui n’était pas très agréable, à cause de la barbe …

Marcel Aymé, Les Contes rouges du chat perché.

III Grammaire
Les expansions du nom

Souligne et précise la nature grammaticale des expansions du nom (l’adjectif qualificatif épithète, le complément du nom, la proposition subordonnée relative (PSR)).

 

Maître chicot, l’aubergiste était un grand gaillard de quarante ans, rouge et ventru, et qui passait pour malicieux.                              

La mère Magloire, âgée de soixante-douze ans, sèche, ridée, courbée était infatigable comme une jeune fille. Ses doigts crochus, noués, durs comme des pattes de crabe, saisissaient à la façon des pinces, les tubercules  et vivement, elle les faisait tourner, enlevant de longues bandes de peau sous la lame d’un vieux couteau.

Extraits du « Petit Fût » Guy de Maupassant, © Editions Petit à Petit, 2007.

IV Conjugaison
  • Une description est au présent :
  • Si elle est faite au moment où l’on parle (présent d’actualité ou d’énonciation).
  • Si elle est insérée dans un récit au présent (présent de narration).

 

  • Une description est à l’imparfait  si elle est insérée dans un récit au passé.

 

Observe les deux textes :

Texte 1 :

C’est le docteur. Il est roux de poils et bleu d’œil. Son sourcil gauche, exagérément long et crochu, monte sur son front comme une petite corne. Ses larges mains poilues sont couvertes de taches de rousseur.

Jean Giono, Colline.

  • A quel temps sont conjugués les verbes du texte 1 ? Réécris-le à l’imparfait de l’indicatif.

 

Texte 2 :

La tante Mélina était une très vieille et très méchante femme, qui avait une bouche sans dents, et un menton plein de barbe. Quand les petites allaient la voir dans son village, elle ne se lassait pas de les embrasser, ce qui n’était pas très agréable, à cause de la barbe …

Marcel Aymé, Les Contes rouges du chat perché.

  • A quel temps sont conjugués les verbes du texte 2 ? Réécris-le au présent de l’indicatif.

Texte 1 :

  • Les verbes sont conjugués au présent de l’indicatif
  • Réécriture  à l’imparfait de l’indicatif :

C’était le docteur. Il était roux de poils et bleu d’œil. Son sourcil gauche, exagérément long et crochu, montait sur son front comme une petite corne. Ses larges mains poilues étaient couvertes de taches de rousseur.

Jean Giono, Colline

Texte 2 :

  • Les verbes sont conjugués à l’imparfait de l’indicatif
  • Réécriture  au présent de l’indicatif :

La tante Mélina est une très vieille et très méchante femme, qui a une bouche sans dents, et un menton plein de barbe. Quand les petites vont la voir dans son village, elle ne se lasse pas de les embrasser, ce qui n’est pas très agréable, à cause de la barbe …

Marcel Aymé, Les Contes rouges du chat perché

V Orthographe
L’accord de l’adjectif qualificatif
  •  L’adjectif qualificatif s’accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/ pluriel) avec le nom qu’il qualifie.

EX : Un visage rond > une figure ronde

 

  • En règle générale, les adjectifs de couleur s’accordent en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/ pluriel) avec le nom qu’ils qualifient.

Ex : Un visage brun > une figure brune avec des yeux verts

 

  • L’adjectif de couleur est invariable :
  1. s’il est composé pour créer une nuance de couleur.

Ex : des yeux verts > des yeux vert-clair

  1. S’il est issu d’un nom de fruit, fleur, matière…
  • Ex 1 : des yeux noisette / marron    fruit 
  • Ex 2 : des tenues aubergine     légume
  • Ex 3 : des tenues ivoire            matière
  • EX 4 : des écharpes orange      fruit
  1. Exceptions : rose, mauve, fauve, pourpre, écarlate s’accordent en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/ pluriel) avec le nom auquel ils se rapportent.

 

Souligne les adjectifs qualificatifs.

  • Une violente averse est tombée cette nuit.
  • La neige dure craque sous mes pas.
  • Nos amis italiens sont venus nous voir.
  • Une violente averse est tombée cette nuit.
  • La neige dure craque sous mes pas.
  • Nos amis italiens sont venus nous voir.
VI Atelier d’écriture

     Cosette était laide. Elle était maigre et blême. Elle avait près de huit ans, on lui en eut donné à peine six. Ses grands yeux  enfoncés étaient presque éteints à force d’avoir pleuré. Les coins de sa bouche avaient une courbe. Ses mains étaient perdues d’engelures. Le feu qui l’éclairait en ce moment, rendait sa maigreur affreusement visible. Toute sa personne exprimait une seule idée : la misère.         

 D’après Victor Hugo, Les Misérables.

Aide-toi du texte de Cosette et rédige en un bref paragraphe le portrait d’une fillette qui se terminera par «  Toute sa personne exprimait  une seule idée : la joie de vivre ».

A titre d’exemple :

     Un sourire radieux, des pommettes légèrement rehaussées et un teint de pêche : tel était le visage de Nella. Des yeux d’un vert indescriptible illuminaient cette jolie frimousse  d’enfant épanouie et gaie ; à cela s’ajoutait un soupçon de malice et d’espièglerie à sa vivacité déjà remarquable. Toute sa personne exprimait une seule idée : la joie de vivre.

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