- Le problème posé dans le texte est : les conséquences de la mondialisation aux plans social et humain. Ou : le G7 , ses difficultés face aux marchés que détiennent les gnomes, les milliards qui changent de main en un temps record.
- Les trois expressions sont :
- « à la recherche des plus bas salaires ».
- « l’image la plus médiatique ».
- « des capitaux pas chers, des pays les plus rentables ».
- L’expression soulignée exprime une conséquence.
- Tableau à remplir :

- La rapidité avec laquelle s’opèrent les transactions économiques échappe au contrôle et favorise la naissance des scandales financiers ou autres.
- Elles = gazelles ils = les grands ou les chefs d’états
- Mettre fin aux inégalités économiques et sociales pour un monde plus juste.
- L’auteur pense que les pays riches comme les pays pauvres doivent pouvoir tirer profit de cette ouverture de l’économie mondiale afin de développer des valeurs humaines indéniables.
- L’auteur s’adresse aux lecteurs, et plus spécialement aux responsables des multinationales, aux chefs d’état et aux économistes.
- Titre : La mondialisation entre avantages et inconvénients (et tout titre en relation avec la problématique et la thématique)
Sujet 1 : Compte rendu objectif/critique
Ce texte, sans titre, est écrit par Christine Mital dans « Le nouvel observateur du 27 Juin 1996. Il traite de la mondialisation.
L’auteur expose les conséquences de la mondialisation sur le plan économique et social. Elle lui en reconnait certains avantages mais, selon elle, la rapidité avec laquelle s’opèrent les transactions économiques échappe au contrôle et favorise la naissance de scandales financiers et autres. Christine Mital estime que les pays riches comme les pays pauvres doivent pouvoir tirer profit de cette ouverture de l’économie mondiale. C’est pourquoi elle incite le G7 à mettre fin aux inégalités économiques et sociales afin de développer des valeurs humaines indéniables pour un monde plus juste.
Je trouve qu’il y a de bonnes raisons d’être pour la mondialisation. En effet c’est grâce à elle que le commerce international ne cesse de se développer ce qui permet aux pays pauvres d’accéder aux marchés internationaux. Mais, il faudrait y apporter en permanence des correctifs.
Le 3éme paragraphe constitue la partie critique
Sujet 2 : La mondialisation
La mondialisation, ce nouveau concept, qui suscite des inquiétudes chez certains et de l’enthousiasme pour d’autres est au centre de vifs débats.
Les antimondialistes affirment que la globalisation charrie ce qu’il y a de plus détestable dans le capitalisme.
Je ne suis pas entièrement d’accord avec eux. En effet, même si ses inconvénients sont bien réels, il n’en demeure pas moins qu’elle a apporté un changement dans les règles du jeu de l’économie mondiale. D’abord, c’est grâce à la mondialisation que certains emplois ont été créés dans les pays les plus démunis. De plus, elle met à la disposition de tous, quelle que soit la distance, les mêmes produits, les mêmes marques faciles à se procurer en un rien de temps
Enfin, on peut citer indéfiniment ses nombreux avantages dont sont convaincus les économistes les plus sérieux, dévoués au progrès. Je cite, à titre d’exemple, l’économiste Amartya SEN ( Prix Nobel d’économie en 1988) qui affirme que la mondialisation et le développement des échanges commerciaux profitent beaucoup aux pays pauvres et aux petites gens où qu’elles se trouvent et constitue même leur seule chance de sortir de leur conditions.
Donc on peut dire que la mondialisation œuvre beaucoup plus pour le bien de l’humanité. Elle favorise la concurrence des marchés et permet aux pays pauvres d’accéder aux marchés internationaux.
Mr Jordan, star américaine du basket touche des millions de dollars pour vanter un modèle de chaussures de sport qui porte son nom, fabriqué en Indonésie par des enfants, payés 70 centimes de l’heure pour la société Nike.
N’y a-t-il aucun problème à cela ? Si, justement, tout Nike fait partie de ces multinationales qui savent que dans le village planétaire, il faut courir vite. Le plus vite possible. En tout cas plus vite que les autres. C’est un grand patron américain qui le dit : »des entreprises sont maintenant comme ces gazelles de la savane africaine qui se réveillent tous les matins en sachant qu’ellesseront mangées avant le coucher du soleil si elles ne courent pas plus vite que le plus rapide des lions ! « . Alors Nike court : à l recherche des plus bas salaires, de l’image la plus médiatique, de capitaux pas chers, des pays les plus rentables.
Il y a vingt ans, lorsque les grands (les chefs d’Etats des sept pays les plus riches du monde) ont décidé de se réunir une fois par an, ils pensaient qu’ils pouvaient encore organiser le monde.
Aujourd’hui, ils ont rendu les armes devant les marchés : devant ces milliards de dollars qui changent de main chaque jour, devant ces gnomes(1) de Zurich ou de Singapour qui ne raisonnent qu’en termes de bénéfice pour tout investissement. La mondialisation a épousé l’ultralibéralisme pour le pire.
Cependant, pourquoi le nier, la globalisation de l’économe (mondialisation) a aussi ses succès. De Shanghai à Buenos Aires ou à Varsovie, elle fait entrer chaque année des centaines de millions de personnes dans la société de consommation. En cinq ans, l’augmentation de 50% de commerce mondial a ajouté quelques 10 000 Milliards de dollars au PNB (2) de la planète. Aux Etats – Unis, plus de 8 millions d’emplois ont été créés en quatre ans.
Mas qu’est ce que cela signifie pour l’ouvrière de Moulinex qui a perdu son travail, pour le jeune Américain qui n’a pas obtenu de bourse lui permettant de finir ses études, pour ces employés de bureau qui n’ont pas eu d’augmentation de pouvoir d'achat depuis longtemps, pour ce retraité de Moscou qui cherche sa survie dans les poubelles des riches ?
Certes, les règles du jeu de l’économie mondiale ont changé. Il ne s’agit pas de les nier ou de ne pas en parler. Il s’agit d’inventer une stratégie d’adaptation de cette économie pour donner une chance à tous d’y faire face, de promouvoir la croissance, d’organiser un commerce mondial qui comporte des choses sociales, de maintenir une protection sociale qui respecte les valeurs humaines, culturelles et de justice.
Alors, messieurs les puissants, montrez-nous ce que vous pouvez faire dans cette direction, sinon ce G7 ne sera qu’une réunion de sept gérants s’inclinant devant une armée de gnomes.
Christine Mital « Le nouvel observateur» le 27 JUIN 1996
- Gnome : homme disgracieux et de petite taille
- PNB : (PNB) correspond à la production annuelle de biens et services marchands créés par un pays.
QUESTIONS
COMPREHENSION DE L’ECRIT :
- Quel est le problème posé dans le texte ?
- Relevez dans le 2eme paragraphe du texte trois expressions qui mettent en évidence l’origine du sucés de "Nike".
- Aujourd’hui, ils ont rendu les armes devant les marchés : - devant ces gnomes de Zurich ou de Singapour qui raisonnent en terme de bénéfice pour tout investissement.
La proposition soulignée exprime :
- Une cause
- une conséquence.
Recopiez la bonne réponse.
- Classez les expressions suivantes dans le tableau ci-après.
Entrée en masse dans la société de consommation- Le G7 s’incline devant une armée de gnomes. Des millions d’emplois ont été créés. Les milliards qui changent de main en un temps record.

- Quel sens donnez-vous à la phrase soulignée dans le 4eme paragraphe ? « La mondialisation a épousé l’ultralibéralisme pour le pire ».
- A quoi renvoient les pronoms « elles » et « ils » soulignés dans le texte ?
- Dans l’avant dernier paragraphe, l’auteur incite le G7 à agir pour :
- Faire du village planétaire un domaine de course où les entreprises sont associées aux gazelles de la savane africaine.
- Donner libre cours aux multinationales de raisonner en terme de bénéfice, toujours en terme de bénéfice.
- Mettre fin aux inégalités économiques et sociales pour un monde plus juste.
Recopiez la bonne réponse.
- Quel est le point de vue de l’auteur sur la question soulevée dans le texte ?
- Selon vous, à qui s’adresse l’auteur de cet article ?
- Donnez un titre au texte.
PRODUCTION ECRITE :
Traitez un des deux sujets au choix.
- Vous voulez apporter votre contribution à la rédaction du journal de votre lycée. Ce texte vous plait et vous voulez le faire connaitre à vos camarades. Rédigez son compte rendu critique (100 mots environ) que vous ferez paraitre dans le journal de votre établissement.
- La mondialisation, ce nouveau concept, suscite des inquiétudes chez certains et de l’enthousiasme chez d’autres. Tel est le sujet lancé sur un site internet.
Vous êtes invité à participer au forum et à exprimer votre avis en faveur de l’une ou l’autre des positions.
Rédigez un texte argumentatif (15 lignes environ) dans lequel vous développerez votre point de vue en l’appuyant par des arguments bien illustrés.




